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Sainte Véronique

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Véronique est un très beau prénom, toujours apprécié sous ses diverses formes.
Le nom grec Béronikè (avec un B) est devenu Veronica en Normandie puis Vénisse et aujourd’hui, Vanessa. Le sens initial du nom grec est "vraie image", "véritable icône".
On retrouve sainte Véronique dans un récit apocryphe des premiers siècles, les "Actes de Pilate", dont le noyau peut être considéré comme fiable. Véronique serait cette femme, malade incurable, qui est mentionnée dans l’évangile de Marc chapitre 5. En Galilée, souffrant d’hémorragies depuis douze ans, elle s’approche de Jésus, touche la frange de son vêtement et, à l’instant, le flux de sang s’arrête. Puis, selon une ancienne tradition de Jérusalem, elle serait cette même femme marquée pour toujours par la rencontre du Sauveur : pendant le chemin de croix, elle tend un voile pour essuyer le divin Visage et les traits du Christ se seraient gravés sur ce linge (Evangile selon St Luc 23.28).

La légende populaire s’est emparée de cette tradition constante. Cette femme pleine de gratitude envers Jésus aurait épousé Zachée, le publicain converti à Jéricho ! Avec lui, Véronique serait venue porter l’Évangile en Gaule, en Aquitaine. On a conservé des traces de leur culte multi-séculaire à Bordeaux, Soulac et aussi Rocamadour. Bref, retenons que Véronique a reçu son nom d’un geste de compassion envers Jésus le Serviteur livré, portant la Croix au Calvaire. Elle aurait fait partie de ces femmes, "les filles de Jérusalem" éplorées et fidèles, alors que les hommes, les apôtres, s’étaient tous enfuis au Jardin des Oliviers (Marc 14. 50). Le geste typiquement féminin et maternel, attribué à Véronique, a certainement été accompli par ces femmes, soulageant le Visage ineffable qui n’avait même plus figure humaine.